L’AI Act, un cadre européeen pour l’Intelligence Artificielle

L’AI ACT est une spécificité de l’UNION EUROPEENNE dont nous pouvons être fiers.

L’AI Act ( Artificial Intelligence  Act ) est en effet le premier cadre juridique mondial complet consacré à l’intelligence artificielle.

L’ ambition de l’AI Act est de permettre le développement de l’IA tout en garantissant la protection des droits fondamentaux, la transparence, la sécurité et la responsabilité des acteurs qui conçoivent ou utilisent ces technologies.

C’est d’autant plus intéressant qu’il est basé sur des valeurs éthiques.

Contrairement aux États-Unis, qui privilégient principalement l’innovation, l’Europe a choisi une approche fondée sur les droits fondamentaux.

Le 2 août 2026 marque le passage d’une phase de préparation à une phase de mise en œuvre largement opérationnelle pour la plupart des obligations prévues par le règlement.

Quels sont les objectifs de l’AI Act ?

> Protéger les citoyens

Empêcher que des systèmes d’IA puissent :

* manipuler les comportements ;
* discriminer certaines populations ;
* porter atteinte aux libertés individuelles ;
* surveiller massivement les citoyens.

> Garantir la transparence

Les utilisateurs doivent savoir :

* lorsqu’ils dialoguent avec une IA ;
* lorsqu’un texte, une image ou une vidéo a été généré artificiellement ;
* quelles sont les limites du système utilisé.

> Responsabiliser les entreprises

Les développeurs et fournisseurs d’IA devront :

* documenter leurs modèles ;
* analyser les risques ;
* assurer une traçabilité ;
* mettre en place une gouvernance.

> Favoriser une innovation de confiance

L’objectif n’est pas d’interdire l’IA mais de créer un climat de confiance afin de favoriser son adoption par :

* les entreprises ;
* les administrations ;
* les citoyens.

L’Europe considère que la confiance est un facteur de compétitivité à long terme.

Quelles sont les grandes valeurs éthiques défendues par l’AI Act ?

L’AI Act reprend largement les principes énoncés par le groupe d’experts européens dès 2019.

Les principales valeurs sont :

> Respect de la dignité humaine

L’humain doit toujours garder le contrôle des décisions importantes.

> Protection des libertés fondamentales

L’IA ne doit pas remettre en cause :

* la vie privée ;
* la liberté d’expression ;
* la non-discrimination ;
* les droits fondamentaux.

> Transparence

L’utilisateur doit comprendre :

* qu’il interagit avec une IA ;
* dans quelles limites elle fonctionne ;
* comment identifier un contenu artificiel.

> Responsabilité

Chaque système doit avoir un responsable clairement identifié.

En cas de problème, il doit être possible d’identifier :

* le fournisseur ;
* le développeur ;
* le distributeur.

> Sécurité

Les systèmes d’IA doivent être :

* robustes ;
* fiables ;
* testés avant leur mise sur le marché.

> Équité

Les biais discriminatoires doivent être limités autant que possible.

> Supervision humaine

L’IA ne doit jamais devenir totalement autonome lorsqu’elle intervient dans des domaines sensibles :

* justice ;
* santé ;
* emploi ;
* éducation ;
* sécurité.

Ce qui change le 2 août 2026

Le 2 août 2026 constitue la principale échéance d’application de l’AI Act. À cette date, plusieurs obligations deviennent effectives et imposent principalement la transparence obligatoire des contenus générés par IA, l’interdiction de certains usages à haut risque et de fortes sanctions en cas de non-respect.

Transparence et signalement

  • Étiquetage obligatoire : Les textes, images, sons, vidéos et deepfakes générés ou modifiés par une intelligence artificielle doivent être signalés clairement par un marquage ou une icône visible.
  • Chatbots et agents IA : Les utilisateurs doivent être informés de manière explicite lorsqu’ils interagissent avec un agent conversationnel ou un assistant virtuel autonome. [1

Interdictions et restrictions

  • Pratiques interdites : Les usages manipulant les comportements, exploitant les faiblesses des personnes vulnérables ou pratiquant la notation sociale sont rigoureusement proscrits. 
  • IA à haut risque : Les systèmes utilisés dans les RH (tri de CV), la santé ou la banque subissent des contrôles stricts avant et après leur mise sur le marché

5. Des sanctions importantes sont désormais applicables

Selon la nature du manquement, les amendes peuvent atteindre :

* jusqu’à 15 millions d’euros ou 3 % du chiffre d’affaires mondial pour certaines infractions ;
* jusqu’à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial pour les violations les plus graves, notamment les pratiques d’IA interdites.

En conclusion

L’AI Act peu connue du grand public permet d’encadrer le développement de l’IA en essyant de lui donner une orientation » éthique » . Nous ne pouvons que souscrire à cette ambition.
Espérons que cette démarche sera largement suivie et popularisée et qu’elle inspirera les autres pays afin que l’IA.

Historique de l’AI Act ( ou IA Act en français )

19 février 2020

La Commission européenne publie son Livre blanc sur l’intelligence artificielle, première étape vers une réglementation européenne.

21 avril 2021

Présentation officielle du projet d’AI Act, premier projet mondial de réglementation complète de l’IA.

14 juin 2023

Le Parlement européen adopte sa position après plusieurs milliers d’amendements, notamment après l’arrivée de ChatGPT.

8 décembre 2023

Accord politique (“trilogue”) entre le Parlement, le Conseil et la Commission européenne.

13 mars 2024

Adoption définitive du texte par le Parlement européen.

21 mai 2024

Validation finale par le Conseil de l’Union européenne.

1er août 2024

Entrée en vigueur officielle du règlement européen sur l’IA.

2 février 2025

Première application : interdiction des pratiques d’IA jugées inacceptables et obligation de formation (« AI Literacy »).

2 août 2025

Entrée en application des règles concernant les modèles d’IA à usage général (GPAI) comme ChatGPT, Claude ou Gemini.

2 août 2026

Deuxième grande étape d’application : entrée en vigueur de la majorité des obligations du règlement.

2 août 2027

Fin de la période transitoire pour certains modèles d’IA déjà commercialisés avant août 2025.

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Utilisez l’IA c’est BIEN … mais faire appel à l’INTELLIGENCE d’une AGENCE, c’est encore MIEUX !

Arnaud Steffen, directeur, conseil en communication.

Arnaud Steffen est titulaire d’une licence en histoire-histoire de l’art et d’une maitrise en histoire contemporaine soutenue à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.

En 1997, il rejoint l’agencepulsi.com fondée par Christiane Steffen. Il en devient le directeur en 2007.
Son parcours universitaire lui permet d’aborder les problématiques de communication et de marketing selon une approche basée sur l’écoute du client, l’analyse fine de ses besoins et une réponse toujours étayée et argumentée permettant un travail stratégique de long terme.

Amateur d’art sous toute ses formes il accompagne de nombreux artistes locaux et nationaux et s’implique fortement dans la scène artistique rémoise avec notamment la Maison d’édition locale CS édition.

Créateur du média local « Art de Vivre à la Rémoise » en 2011 (+ de 40 000 followers sur les réseaux sociaux), il en a fait une marque déposée déclinée sous la forme d’un guide annuel des restaurants rémois, d’un magazine destiné aux enfants (KIDS 7 numéros déjà publiés), de divers objets dérivés (affiches, cartes postales, flûtes à champagne, sans oublier les célèbres « graines de cathédrale » !).

Rédacteur et photographe, il collabore à plusieurs revues notamment Instant rémois du groupe L’UNION (Rossel).

Toujours à la pointe de l’innovation en matière de communication, il a créé, en 2008 la société maxiformat.com spécialisée dans l’impression numérique Grand Format.

Convaincu que la communication de demain sera éthique ou ne sera pas, il a engagé l’agencepulsi.com dans une démarche de long terme en devenant la première agence de communication responsable du territoire. En 2023, il obtient la certification de l’Institut du Numérique Responsable. La même année, l’agencepulsi.com est Labellisée numérique responsable après un long parcours d’audit et d’engagements certifiés par un cabinet d’expertise reconnu.